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Chaque
peuple qui a voulu se rapprocher de l'éveil, en suivant un des
chemins du Bouddhisme, s'est
identifié au sage pratiquant la méditation et a fini
par le représenter, sculpté ou peint sous ses propres
traits.
C'est
pourquoi un Bouddha Thaï et un Bouddha Cambodgien, Chinois ou
Birman diffèrent profondément dans l'expression
ou la forme du visage et l'on peut constater que dans un même
style, au sein d'une même ethnie, la
sensibilité de l'époque se
glisse, modelant les émotions des artistes
qui pourtant respectent les canons traditionnels
de représentation, qui relient et harmonisent ces multiples
variations à partir d'une source commune.
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